En 2026, choisir une voiture électrique pour sa flotte n’est plus seulement un choix d’image. Les taxes annuelles, les règles d’amortissement, l’avantage en nature et les obligations de verdissement jouent tous en faveur de l’électrique. Voici l’état des règles et ce qu’elles changent concrètement pour une entreprise.
Pourquoi les entreprises passent à l’électrique
- Un coût d’usage plus bas : une recharge coûte nettement moins cher qu’un plein, et l’entretien est plus léger (pas de vidange, moins d’usure des freins).
- L’accès aux zones à faibles émissions : avec la vignette Crit’Air 0, une voiture électrique circule sans restriction dans toutes les ZFE.
- Une fiscalité favorable, détaillée ci-dessous.
- L’image et la politique RSE : réduire les émissions de la flotte compte dans le bilan carbone et dans la communication de l’entreprise.
- Les attentes des collaborateurs : une voiture de fonction électrique coûte beaucoup moins cher au salarié en avantage en nature.
Fiscalité de la voiture électrique en entreprise en 2026
Taxes annuelles sur les véhicules de tourisme : exonération
L’ancienne TVS a été remplacée par deux taxes annuelles : une sur les émissions de CO₂ et une sur les polluants atmosphériques. Les voitures fonctionnant exclusivement à l’électricité, à l’hydrogène ou aux deux en sont exonérées en 2026. Pour une voiture essence ou hybride, la taxe polluants s’élève à 130 € par an, à laquelle s’ajoute une taxe CO₂ qui augmente chaque année.
Les voitures louées pour une durée d’un mois au plus sont également hors du champ de ces taxes.
Plafond d’amortissement : le plus élevé
L’amortissement d’une voiture particulière n’est déductible que dans la limite d’un plafond qui dépend de ses émissions de CO₂ :
| Émissions de CO₂ | Plafond d’amortissement déductible |
|---|---|
| Moins de 20 g/km (électrique) | 30 000 € |
| De 20 à 49 g/km | 20 300 € |
| De 50 à 160 g/km | 18 300 € |
| Plus de 160 g/km | 9 900 € |
La même logique s’applique aux loyers d’une location longue durée : la part correspondant au dépassement du plafond est réintégrée dans le résultat imposable.
TVA
- Achat d’une voiture particulière : la TVA n’est en principe pas récupérable, quelle que soit la motorisation.
- Énergie : la TVA sur l’électricité de recharge est récupérable à 100 %, contre 80 % pour l’essence et le gazole.
Ces règles seront détaillées, avec les cas particuliers, dans un prochain article sur la fiscalité de la voiture de société.
Avantage en nature d’une voiture électrique de fonction
Quand une voiture électrique est confiée à un salarié comme voiture de fonction, l’avantage en nature bénéficie, jusqu’au 31 décembre 2027 :
- d’un abattement de 70 % en évaluation forfaitaire, dans la limite de 4 641,60 € par an en 2026, si le véhicule atteint le score environnemental minimal ;
- de l’exclusion des frais d’électricité payés par l’employeur.
À coût égal, l’avantage en nature peut ainsi être divisé par plus de quatre par rapport à une voiture thermique. Le calcul complet, avec des exemples, se trouve dans notre article sur l’avantage en nature véhicule.
Les aides disponibles pour les entreprises en 2026
Le bonus écologique n’est plus accessible aux personnes morales pour l’achat d’une voiture particulière. Les leviers restants sont plus modestes :
- les primes CEE (certificats d’économies d’énergie), financées par les fournisseurs d’énergie, qui peuvent réduire de quelques centaines d’euros le coût d’une voiture particulière électrique selon les programmes ;
- le programme Advenir, qui finance une partie de l’installation de bornes de recharge sur les parkings d’entreprise ;
- la prise en charge d’une borne au domicile du salarié, qui bénéficie d’un traitement social favorable dans certaines limites jusqu’à fin 2027.
Les montants et conditions changent souvent : vérifiez-les au moment de votre projet.
Obligations de verdissement des flottes
La loi d’orientation des mobilités (LOM) impose aux grandes flottes d’intégrer progressivement des véhicules à faibles émissions. Depuis 2025, cette obligation passe par une taxe annuelle incitative :
- entreprises concernées : celles dont la flotte compte plus de 100 véhicules légers ;
- objectif 2026 : au moins 18 % de véhicules à faibles émissions (électriques, hydrogène, certains hybrides rechargeables) ;
- montant : 4 000 € par véhicule manquant en 2026, contre 2 000 € en 2025.
Les objectifs augmentent dans les années suivantes. Chaque voiture électrique ajoutée à la flotte réduit donc directement cette taxe.
Recharge : au bureau, à domicile, en itinérance
La recharge est souvent le premier frein. Trois solutions se combinent :
- au bureau : des bornes sur le parking de l’entreprise, avec l’aide du programme Advenir ;
- à domicile : une borne chez le salarié, prise en charge par l’employeur, et le remboursement de l’électricité consommée pour l’usage professionnel ;
- en itinérance : des cartes de recharge professionnelles, avec une facturation centralisée.
Pour un collaborateur qui découvre l’électrique, une période d’essai de quelques mois permet de vérifier que la recharge s’intègre à son quotidien avant de s’engager sur une LLD.
Acheter, louer en LLD ou louer au mois : comment équiper sa flotte
- L’achat donne droit au plafond d’amortissement le plus élevé, mais immobilise de la trésorerie et expose à la décote.
- La LLD lisse le coût sur 3 à 5 ans, mais engage l’entreprise sur toute la durée, avec un délai de livraison parfois long.
- La location au mois couvre les besoins temporaires ou incertains : nouveau collaborateur, pic d’activité, test de l’électrique, attente d’une LLD.
Jool propose la location de voitures électriques pour les entreprises : à la journée en Île-de-France, ou au mois sur 3, 6 ou 12 mois, livrée partout en France métropolitaine. L’assurance, l’entretien et l’assistance sont inclus, et la facture est émise au nom de la société.
FAQ
Une voiture électrique de société est-elle soumise à la TVS ?
Non. Les deux taxes annuelles qui ont remplacé la TVS (taxe CO₂ et taxe polluants) exonèrent en 2026 les voitures fonctionnant exclusivement à l’électricité, à l’hydrogène ou aux deux.
Quel est le plafond d’amortissement d’une voiture électrique de société ?
30 000 € pour une voiture émettant moins de 20 g de CO₂/km, ce qui est le cas des voitures 100 % électriques. C’est le plafond le plus élevé.
Peut-on récupérer la TVA sur une voiture électrique de société ?
La TVA sur l’achat d’une voiture particulière n’est en principe pas récupérable. En revanche, la TVA sur l’électricité utilisée pour la recharger est récupérable à 100 %.
Existe-t-il encore un bonus écologique pour les entreprises ?
Non, pas pour l’achat d’une voiture particulière par une personne morale. Les entreprises peuvent en revanche bénéficier de primes CEE et du programme Advenir pour leurs bornes de recharge.
Quelles entreprises doivent verdir leur flotte ?
Celles qui détiennent plus de 100 véhicules légers. En 2026, elles doivent atteindre 18 % de véhicules à faibles émissions, sous peine d’une taxe de 4 000 € par véhicule manquant.
Sources : BOFiP, taxes sur l’affectation des véhicules de tourisme · Alphabet, guide fiscalité 2026 (PDF) · FNA, taxes annuelles 2026 · Électrique Mag, verdissement des flottes 2026
Les informations de cet article reposent sur les textes en vigueur en octobre 2026. Pour un conseil définitif, rapprochez-vous de votre expert-comptable ou de votre conseiller fiscal.